Deuil périnatal : vous accompagner après la perte de votre bébé

📑 TABLE DES MATIÈRES 1. Votre bébé a existé 2. Les différentes formes de deuil périnatal 3. Ce que vous traversez 4. Vous avez le droit de prendre votre temps 5. Le deuil périnatal dans le couple 6. L’impact sur vos autres enfants 7. Comment la kinésiologie accompagne 8. Quand envisager une nouvelle grossesse 9. Accompagnement en Valais

Vous avez perdu un bébé.

Ces mots sont difficiles à écrire. Et encore plus difficiles à vivre. Fausse couche précoce ou tardive, mort in utero, interruption médicale de grossesse, décès après la naissance… Quelle que soit la forme de cette perte, votre douleur est immense.

Le deuil périnatal est un deuil invisible. Souvent minimisé par l’entourage. On vous dit : « Tu en auras d’autres », « Ce n’était pas encore un vrai bébé », « Au moins tu sais que tu peux tomber enceinte ». Ces phrases, même bien intentionnées, nient votre souffrance.

Mais pour vous, c’était déjà votre enfant. Vous l’aviez imaginé, rêvé, aimé. Et cette perte vous a dévastée.

En tant que maman et kinésiologue spécialisée en périnatalité à Conthey dans le Valais, j’accompagne avec douceur et respect les femmes et les couples qui traversent un deuil périnatal. Vous n’êtes pas seule.

Votre bébé a existé

La première chose que je veux vous dire, c’est que votre bébé a existé. Peu importe qu’il n’ait vécu que quelques semaines dans votre ventre, quelques heures ou quelques jours. Il a existé pour vous. Vous l’avez senti bouger, ou vous avez imaginé ses mouvements. Vous avez choisi son prénom, ou vous avez commencé à y penser.

Votre bébé n’était pas « juste un amas de cellules » ou « juste un projet ». C’était une vie qui grandissait en vous. Une promesse. Un amour déjà là.

Et parce qu’il a existé, votre douleur est légitime. Votre chagrin mérite d’être respecté, honoré, accompagné. Vous avez le droit de pleurer ce bébé. Vous avez le droit de lui parler. Vous avez le droit de garder sa photo d’échographie. Vous avez le droit de célébrer sa vie, même si elle a été courte.

💙 Votre bébé restera toujours votre bébé Votre bébé n’est peut-être plus physiquement présent, mais il reste gravé dans votre cœur et votre mémoire.   Personne ne peut vous enlever cet amour que vous avez ressenti et que vous ressentez encore.   Ce lien existe. Et il existera toujours.

Les différentes formes de deuil périnatal

Le deuil périnatal englobe plusieurs situations de perte d’un bébé pendant la période périnatale.

Fausse couche précoce

Avant 12 semaines de grossesse. Même si elle est fréquente et souvent considérée comme « normale » médicalement, elle reste une perte dévastatrice pour la future maman. Vous aviez déjà imaginé votre vie avec ce bébé.

Fausse couche tardive

Entre 12 et 22 semaines. Le lien était déjà très fort. Vous aviez peut-être senti les premiers mouvements. L’annonce aux proches avait été faite. La perte est d’autant plus violente.

Mort in utero

Après 22 semaines. Votre bébé est mort dans votre ventre. Vous devez vivre avec cette réalité insoutenable, puis accoucher en sachant qu’il ne criera pas. C’est l’une des épreuves les plus difficiles qu’une femme puisse vivre.

Interruption médicale de grossesse (IMG)

Lorsqu’une malformation grave ou une pathologie incompatible avec la vie est découverte, vous devez prendre la décision la plus déchirante qui soit. Ce deuil porte en plus le poids de la culpabilité, même si vous avez fait le choix le plus aimant possible.

Décès après la naissance

Votre bébé est né vivant, mais il est décédé quelques heures, jours ou semaines plus tard. Vous avez pu le tenir dans vos bras, le regarder, l’aimer. Et puis vous avez dû le laisser partir.

Ce que vous traversez dans le deuil périnatal

Le deuil périnatal est unique car il combine plusieurs douleurs simultanées.

Un chagrin immense et profond

La tristesse vous submerge par vagues. Parfois vous arrivez à respirer, et soudain elle revient, violente, vous coupant le souffle. Vous pleurez. Beaucoup. Ou au contraire, vous êtes dans une anesthésie émotionnelle, incapable de ressentir quoi que ce soit.

Un corps qui a porté la vie et qui est vide

Votre corps avait commencé à se transformer pour accueillir ce bébé. Vos seins se sont préparés. Votre ventre s’est arrondi. Et maintenant, votre corps porte les traces de cette grossesse mais il n’y a pas de bébé. Votre corps pleure aussi.

Une culpabilité écrasante

Vous vous demandez : « Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Est-ce ma faute ? Aurais-je pu l’empêcher ? » Cette culpabilité n’a généralement aucun fondement rationnel, mais elle est là, tenace, douloureuse.

L’incompréhension de l’entourage

Les gens ne savent pas quoi dire. Alors ils disent des choses maladroites qui vous blessent davantage. Ou ils se taisent, évitent le sujet, font comme si rien ne s’était passé. Vous vous sentez seule, incomprise, abandonnée.

💔 Des phrases qui font mal « Au moins tu n’avais pas encore eu le temps de t’attacher. » « Tu es jeune, tu en auras d’autres. » « C’était peut-être mieux comme ça, il devait avoir un problème. » « Il faut passer à autre chose maintenant. »   Ces phrases nient votre douleur. Votre chagrin est légitime, quelle que soit la durée de la grossesse.

Vous avez le droit de prendre votre temps

Même si vous vous sentez seule dans votre chagrin, même si vous avez l’impression que votre famille et vos amis sont déjà passés à autre chose, même si la vie continue autour de vous comme si de rien n’était… vous avez le droit de prendre tout le temps dont vous avez besoin.

Le monde continue, mais votre monde s’est arrêté

Les autres reprennent leur vie normale. Ils retournent au travail, rient, font des projets. Et vous, vous êtes figée dans cette douleur. Vous avez l’impression que le monde ne comprend pas que votre monde à vous s’est écroulé.

Cette solitude est l’une des choses les plus difficiles du deuil périnatal. Vous pleurez seule. Vous portez seule ce chagrin qui pèse si lourd. Et parfois, vous vous demandez si vous n’exagérez pas, si vous ne devriez pas « passer à autre chose » comme tout le monde semble le penser.

Il n’y a pas de « bon » temps pour le deuil

Un deuil a le droit d’être vécu de la manière la plus juste pour vous. Il n’y a pas de délai « normal ». Il n’y a pas de calendrier à respecter. Certaines femmes ont besoin de quelques semaines, d’autres de plusieurs mois, d’autres encore de plusieurs années.

Personne ne peut vous dire : « Maintenant ça suffit, il faut que tu avances. » Personne ne peut décider à votre place quand votre cœur sera prêt à accueillir autre chose que la douleur.

Vous n’êtes pas « bloquée » dans votre deuil

Si après des semaines ou des mois vous pleurez encore, si vous pensez encore à votre bébé tous les jours, si vous n’arrivez pas à « tourner la page »… vous n’êtes pas bloquée. Vous êtes juste en train de vivre votre deuil à votre rythme.

Le deuil n’est pas linéaire. Il ne suit pas une progression logique. Certains jours vous allez mieux, et le lendemain vous vous effondrez à nouveau. C’est normal. C’est même sain.

Accordez-vous la permission de vivre ce chagrin

Accordez-vous la permission de pleurer quand vous en avez besoin. D’avoir des jours où vous ne voulez voir personne. De parler de votre bébé autant que vous le souhaitez. De garder ses affaires aussi longtemps que nécessaire. De célébrer sa date de naissance ou son jour de départ.

Votre deuil vous appartient. Et vous seule savez ce dont vous avez besoin pour le traverser.

🕊️ Prenez le temps qu’il vous faut Il n’y a pas de « bon » moment pour aller mieux. Il n’y a pas de délai à respecter. Il n’y a pas de façon correcte de faire son deuil.   Il y a juste votre cœur, votre douleur, et votre besoin d’être respectée dans ce que vous vivez.   Prenez tout le temps dont vous avez besoin. Vous avez le droit.

Le deuil périnatal dans le couple

Le deuil périnatal met le couple à rude épreuve. Chacun vit ce deuil différemment, à son rythme, avec ses propres mécanismes.

Des deuils différents

Vous, vous avez porté ce bébé. Votre lien était déjà physique, charnel, intime. Votre partenaire, lui, n’avait peut-être pas encore ressenti cette connexion de la même manière. Son deuil peut être moins visible, moins intense, ou s’exprimer différemment. Cela ne veut pas dire qu’il ne souffre pas.

L’impact sur vos autres enfants

Si vous avez d’autres enfants, ils vivent aussi cette perte. Ils attendaient ce bébé. Ils ressentent votre tristesse. Ils ont besoin qu’on leur explique avec des mots simples et vrais.

Comment la kinésiologie accompagne le deuil périnatal

La kinésiologie périnatale offre un accompagnement doux et respectueux du deuil périnatal. Je ne vais pas vous dire que la douleur va disparaître. Elle restera toujours une partie de votre histoire. Mais elle peut s’apaiser, se transformer, devenir plus vivable.

Un espace pour pleurer, parler, ressentir

Dans mon cabinet, vous avez le droit de pleurer autant que vous en avez besoin. Vous avez le droit de parler de votre bébé, de dire son prénom, de raconter votre histoire. Vous avez le droit de ressentir toutes vos émotions sans être jugée.

Libérer la culpabilité qui n’a pas lieu d’être

La kinésiologie permet de travailler sur cette culpabilité irrationnelle mais si présente. Nous identifions d’où elle vient, nous la nommons, nous la libérons progressivement. Ce n’était pas votre faute. Vous n’avez rien fait de mal.

Honorer cet enfant qui a existé

En séance, nous pouvons créer un espace pour honorer votre bébé. Pour lui dire ce que vous n’avez pas pu lui dire. Pour lui dire au revoir. Pour lui promettre qu’il restera toujours dans votre cœur.

🕊️ Message pour vous Votre deuil est légitime. Votre bébé a existé. Votre amour est réel. Et vous avez le droit d’être accompagnée dans cette traversée.   Vous ne serez jamais jugée ici. Seulement accueillie, avec toute votre douleur et tout votre amour.

Quand envisager une nouvelle grossesse après un deuil périnatal

Il n’y a pas de « bon moment » universel pour retomber enceinte après un deuil périnatal. Chaque femme, chaque couple est différent. Écoutez votre corps et votre cœur. Une nouvelle grossesse n’efface pas la précédente. Chaque enfant est unique.

Accompagnement en Valais pour le deuil périnatal

Si vous habitez le Valais et que vous traversez un deuil périnatal, je serais honorée de vous accompagner dans mon cabinet à Conthey. Accessible depuis Sion, Sierre et Martigny, mon cabinet est un espace sécurisé où votre douleur sera accueillie avec respect et douceur.

Votre deuil est légitime. Votre bébé a existé. Et vous méritez d’être accompagnée.

📞 Contact – Kinésiologie Périnatale & Familiale

Julie Menou – Kinésiologue spécialisée périnatalité & famille  
Cabinet Med In Alps – Route des Rottes 2, 1964 Conthey
Téléphone : 076 440 64 57
Site web : www.terredeguerison.ch  
Accessible depuis Sion, Sierre, Martigny – Valais central  
Tarifs : Individuel 120 CHF (1ère séance seulement) | Couple 150 CHF

Remboursement ASCA, RME, APTN dès juillet / août 2026